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Tom Poisson |
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3
- Mon ami sans voix
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Tu
vas plus pleurer
Tu vas plus gémir,
Tu vas voyager
Danser et sourire
Tu changeras ton nom
Pour celui d’une fleur
Et je te promets t’auras plus peur
On ira tout droit
Visiter l’azur
Et puis t’oublieras
Les mots, les injures
Je t’emmènerai
Changer tes couleurs
Apprends ce refrain par cœur
On part, on part,
on part
Pour où tu veux,
On court, on court, on court
Tant que tu peux
On trouvera les
plages
Où naissent les tortues
Où les coquillages
A perte de vue
Colorent des rivages
Au temps suspendu
O mon ami déçu
Il est des enfants
Tout au bout du monde
Et leurs yeux géants
En moins d’une seconde
Pourront te soigner
Et tu entendras
Ton cœur cogner fort comme ça
On part, on part,
on part
Pour où tu veux,
On court, on court, on court
Tant que tu peux
On quittera les
routes
On verra les dunes
Et si t’as un doute
Il restera la lune
Je ferais tout pour toi
Je l’ai fait déjà
O mon ami sans voix
Batterie
: Jeff Seiller
Contre basse : Cristobal Dorémus
Ukulélé, accordéon, percussions, choeurs
: Alexandre Léauthaud
Guitare électrique : Ludovic Bruni
Guitares, choeurs : Poisson
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6
- Mon coeur qui penche
(avec Sanseverino)
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On ira chez toi,
On reparlera du temps,
Où l’on roulait vite sur nos biclounes
Tout le temps
Des cabanes en branche,
Le temps des arbres et des sirops
Des paquets d’enfance au fil de l’eau
Tu lis dans moi, dedans,
Moi dans toi, tu sais, c’est pareil
Et y’a mon cœur qui penche
Mon cœur qui penche vers toi mon frère
On ralentira,
On prendra l’temps tu verras
D’aller voir la mer, rester devant,
Longtemps
Je ferais pas la gueule si on pêche aucun poisson,
Ce serait mieux quand même mais bon…
Tu vis dans moi, dedans
Moi dans toi, j’espère, c’est pareil,
Et y’a mon cœur qui penche
Mon cœur qui penche pourquoi mon frère
On chassera nos peines
En écrivant des chansons
Y’aura des cactus et des chardons, sûrement
Y’aura des rivières, des amoureuses en primaire
Nos paris et nos parents
Tu vis dans moi, dedans
Moi dans toi, je suis sûr, c’est pareil,
Et y’a mon cœur qui penche
Mon cœur qui penche pourquoi mon frère
Chant
: Sanseverino avec l’aimable autorisation de CH+ et
de Sony/BMG Entertainment France S.A.S.
Banjo, chant : Tom Poisson
Piano, bandonéon : Alexandre Léauthaud
Cordes : Fanny Rome
Banjo : Poisson
Batterie, glückunspiel : Jeff Seiller
Contre basse : Cristobal Dorémus
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7
- Pédalo |
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Cette fois c’est sûr, je serais plus jamais
Champion au 110 mètres haies
Ni trompettiste de jazz à l’international
Je serais plus jamais président du Nicaragua,
Je connaîtrais plus jamais un monde sans Mac’intosh
et sans coca
Je pèterais
pas la gueule à Bruce Lee
Je remplacerais pas Pavarotti,
Et j’aurais jamais le pied droit de Michel Platini
Je serais pas Gary Cooper
Ni mère Thérésa,
Je pourrais plus jamais être danseur en moulant rose
à l’opéra
Ma vie, mon œuvre,
mon pédalo,
Mes aspirines et mes sirops,
Qu’il avance vite ce pédalo,
Je croyais que le lac était plus grand
A mon âge,
c’est pratiquement sûr
J’épouserais plus Sophie Marceau
Et y’a peu de chance que je passe une nuit avec Vanessa
Paradis
J’aurais jamais d’aventure avec Yvette Horner,
A moins, coup de bol, que mes chansons se mettent à
lui plaire
Je serais plus
jamais cosmonaute,
Je conduirais pas Supercoptère
Pour aller délivrer Rambo dans Rambo numéro
13
Peu de chance que je tourne un film avec Michèle Morgan
Que je prenne des cours d’escrime avec la sœur
de Dartagnan
Ma vie, mon œuvre,
mon pédalo,
Mes pharyngites et mes aspros,
Qu’il avance vite, ce pédalo,
Je croyais que le lac était plus grand
Jamais plus les
cheveux au vent
Jamais plus les claques sur les fesses
Que me prodiguait ma maman avec une infinie tendresse
Au revoir les amoureuses, les palissades jaunies,
Dans la cour de l’école primaire, à Chatenay
Malabry
Y me reste les
châteaux en Espagne
Y me reste les voyages en Bretagne
J’ai pas vu Syracuse,
J’ai pas vu d’Amérique,
Je peux encore changer de voiture
Ou changer ma coiffure,
Je peux très bien finir ma vie éleveur de Yacks
en Mongolie
(…)
Ma vie, mon œuvre, mon pédalo,
Mes sinusites et mes suppos
Qu’il avance vite, ce pédalo,
Je croyais que le lac était plus grand
Je croyais que le lac était plus grand
Je croyais que mon lac était plus grand
Je croyais que le lac était plus grand
Piano, melotron: Alexandre Léauthaud
Guitare, choeurs: Poisson
Batterie: Jeff Seiller
Contre basse : Cristobal Dorémus
Guitare électrique, chœurs : Jean-Marc Pelatan
Trombone : Fanny Rome
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TOM POISSON FAIT DES CHANSONS...TOM 2
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02
- L’AMI, LA BELLE, LE PRESIDENT
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Une
chanson à haute portée philosophique. Bientôt
le monde entier nous
rejoindra à la campagne. Le sens de la vie ? |
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Pour
que ma vie soit plus rose
J’ai décidé enfin de changer le cour des
choses
J’ai pris mon courage à deux mains avant qu’il
s’envole
Pour que ma chance arrête de me tourner le dos
J’ai décidé sans tarder de brûler
mon bureau
De ne plus travailler seulement pour payer mon loyer
Et depuis... Je
vis à la campagne
Je suis jardinier
Vous pouvez me trouver sous la paille
Ou dans le potager
L’autre
jour avant les moissons
Un ami à qui je chantais ma chanson
M’a dit moi aussi j’en ai assez
De vivre pour travailler
Il faut lui dis-je cultiver son jardin
Balayer devant sa porte enfin toutes ces choses-là
Tu sais, mon ami, y’a une vie après Paris
Et lui aussi...
Il
vit à la campagne
Il est jardinier
Vous pouvez le trouver sous la paille
Ou dans le potager
Au
printemps suivant, Naomie Campbell
Est venue me voir elle est toujours aussi belle
Elle m’a dit comme ça en me tenant le bras
“J’en ai marre de prendre tous ces avions, tu
sais” Ah! bon ?
Ecoute ma chérie j’peux pas te laisser comme
ça,
Au fond du jardin y’a une cabane en bois
Habite la quelque temps
Et moi je préviens tes parents
Et maintenant...
Elle
vit à la campagne
Elle est jardinier
Vous pouvez la trouver sous la paille
Ou dans le potager
Le président de la république avait bien des
soucis
Il a eu vent des bienfaits de ma philosophie :
«Cher Poisson, comment faites-vous
vous, pour tenir le coup ?» voilà c’est
tout !
Il
vit à la campagne
Il est jardinier
Vous pouvez le trouver sous la paille
Ou dans le potager
Si
vous mes amis vous souffrez aussi
De cette vie arrangée où règne le profit
Vous savez où nous trouver, alors rejoignez
Mon meilleur ami, cette fille très Jolie,
Un président content
Depuis tous ensemble on chante :
On
vit à la campagne
On est jardinier
Vous pouvez nous trouver sous la paille
Ou dans le potager
(bis).
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03
- LA VIEILLE DAME DU QUATRIEME
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On
a tous au cœur une vieille dame du quatrième, pas
toujours au
quatrième, une silhouette malheureuse qui courbe le dos.
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La
vieille dame du quatrième
A rejoint son homme aujourd’hui
Douze années sans lui
Le cœur en sursis
À se demander quoi faire ici
La vieille dame aurait bien voulu courir après lui
pour le rattraper
Quarante ans d’amour peuvent pas s’arrêter
pour une histoire de sablier
Elle
ferme les yeux
Un air d’accordéon traîne encore
Elle défait ses cheveux
Comme si elle pouvait lui plaire encore
La vieille dame du quatrième
Rêvait de donner un enfant
à son fiancé, son bel histrion
Son doux joueur d’accordéon
Ils sont restés deux seulement
Mais ça les a pas contrariés
Pour s’aimer vraiment, se regarder tout le temps
Et danser de temps en temps
Elle
serre les poings
un air d’accordéon traîne encore
Sûr qu’a deux c’était bien
Elle le revoit à chaque fois qu’elle dort
Tout
l’immeuble s’était habitué
À ce doux fantôme qu’on voyait traîner
Elle sortait de chez elle une fois la journée
Puis rentrait à pas feutrés
La vieille dame du quatrième
Voulait voyager en ballon
Monter tout là-haut, voir si c’est plus beau
Retrouver son compagnon
Elle
ferme les yeux
Un air d’accordéon traîne encore
Sûr qu’à deux c’était mieux
Elle le revoit maintenant qu’elle dort...
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09
- C’EST L’VENT
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C’est
pas de ma faute, je te jure… Un peu de mauvaise foi ne
fait pas
de mal.
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Pardon,
c’est pas moi c’est le vent
Qui m’a soufflé ces mots d’amour
Que j’ai glissés dans mon discours
Sans me douter un seul instant
Qu’il serait pris argent comptant
Pardon,
c’est pas moi c’est le vent
Qui a soudain claqué la porte
Sur nos promesses à moitié mortes
Sans me laisser te dire adieu
Sais-tu c’est terminé nous deux
Pardon,
pardon, pardon…
Pardon, c’est pas moi c’est le vent
Tu vois qui m’a tourné la tête
Pauvre naïve girouette
Vers un tout nouvel avenir
Où tu n’es plus qu’un souvenir
Pardon, pardon, pardon
C’est
pas de ma faute
J’ai le vent dans le dos
De l’air dans la tête
A chacun ses petits défauts
Le vent c’est bête
Pardon,
c’est pas moi c’est le vent
Qui a fait s’envoler les lettres
Que je t’aurais écrites peut-être
S’il nous avait laissé le temps
De nous comprendre simplement
Pardon,
c’est pas moi c’est le vent
Qui a soulevé les jupettes
De ces futiles midinettes
Qui ont découpé au fer blanc
Mes aveux faits à tes parents
Pardon, pardon, pardon
C’est
pas de ma faute
J’ai le vent dans le dos
De l’air dans la tête
A chacun ses petits défauts
Le vent c’est bête
C’est pas de ma faute
Je te jure
Chacun ses petites tempêtes
Pardon, c’est pas moi c’est le vent
Qui m’a poussé à revenir…
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Avec
l’aimable autorisation de Stricly confidential france |
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TOM POISSON FAIT DES CHANSONS
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ELISABETH
MARTIN
Quand
vous lirez cette lettre, je serai mort,
Je
viens d'avoir trente ans et plus vraiment toutes mes dents
J'ai
tenté d'être heureux, j'ai parfois pensé l'être,
Ces
fois où le soleil réchauffait assez mon corps,
Une
fois ou deux au moins le soleil brilla au dehors.
Y
faut pas m'en vouloir si j'ai pris le large,
Moi
j'en veux à personne même si je finis dans une décharge,
J'étais
trop essoufflé pour continuer,
Même
en peinture je ne pouvais plus encadrer mon quartier,
De
toute façon mon corps pesait trop lourd pour mes pieds.
J'pense
à Elisabeth Martin,
A
son sourire en coin, dans la cour de l'école,
Qui
a fait exploser un matin
Mon
coeur de p'tit garçon qui aimait pas l'école.
J'pense
à Elisabeth Martin,
A
son goût à la menthe, dans la cour de l'école,
Au
baiser donné un matin
Au
p'tit garçon que j'étais dans la cour de l'école.
Vous
allez vous poser des tas de fausses questions;
Pas
besoin de remords ni même de culpabilité,
J'ai
un peu aimé, moins que vous sans doute,
Mais
dans la vie, n'est-ce pas, faut aimer coûte que coûte,
Dans
la vie faut aimer même si ça fait mal et que ça coûte.
Je
n'ai pas contrôlé mon histoire mais j'ai choisi sa fin,
Très
vite j'ai bien senti que pour moi ce serait un peu compliqué,
Et
maintenant que je glisse dans un sommeil profond,
Je
repense à mes débuts , à celle qui m'a fait croire
Pendant
un court instant que la vie coulerait amoureusement.
J'pense
à Elisabeth Martin,
A
ses collants en laine, dans la cour de l'école,
A
nos départs main dans la main,
Comme
si nous étions tombés dans le même pot d'colle
J'pense
à Elisabeth Martin,
Pas
ma mère , pas mon frère, pas ma maîtresse d'école,
Celle
qui a plongé un matin,
Sa
bouche et sa langue dans ma bouche à l'automne.
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LA
PRIERE DU POULBOT
Dis notre dame,
q'est dans les cieux,
Vu qu'c'est toi la mère du bon dieu,
Dieu l'père sait c'qui s'passe sur terre
Mais si j'préfère te dire ma prière,
Ben c'est qu'toi il técoutera mieux,
Ben c'est qu'toi il técoutera mieux,
Je ne suis qu'un petit miteux,
C'est les copains qui me le disent,
A cause des pièces à ma chemise,
Pourtant j'suis pas plus mauvais qu'eux,
Ma bonne maman bosse tant qu'elle peut,
Chez les autres elle fait le ménage,
De la couture, du lessivage,
Chez d'celles qui s'mettent sur le visage
Des crèmes à effacer leur age,
Des crèmes à effacer leur age,
Un jour mon père, s'est laissé prendre,
Par une qu'avait d'l'oseille à r'vendre,
Il s'est barré pour un voyage,
Nous, on est resté sans bagage,
Mais puisque demain, c'est noël,
Qu'les cadeaux descendront du ciel,
J'ai pensé à t'écrire une lettre,
Qui sait, elle t'arrivera peut-être,
Alors fais la lire au bon dieu,
Et dis lui qu'ca vient d'un ptit gueux,
Tu vois pour moi j'te d'mande rien
Tel que je suis je me trouve bien,
J'veux seulement qu'on dise à mon père
Qu'il rentre au foyer, près d'ma mère
La place est vide et elle l' attend
Faudrait pas qu'il tarde trop longtemps,
Sur qu'il sait pas c'est évident
Comme elle est triste ma ptite maman
Et qu'elle finira par vieillir
A force de rester sans sourire
Dis notre dame qu'est dans les cieux ,
Ce s'rait chouette d'exaucer mes voeux,
J'sais bien qu'c'est toi la plus jolie,
Sous ton voile et sous tes dentelles
Mais ma maman quand elle sourit,
Ben, tu verrais comme elle est belle
Mais ma maman quand elle sourit,
Ben, tu verrais comme elle est belle.
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CAFE
Enfin
madame, qu'est-ce qui vous prend ?
Ne
vous ai-je pas prévenu qu'il me fallait plus de temps.
Ne
m'embrassez pas davantage et cessez vos enfantillages,
Ces
jeux ne sont plus de nos âges, Je
ne suis pas celui que vous croyez,
Mais
bon... restez prendre un café.
Refrain:
Dieu que les femmes sont obsédées
Par le désir de nous toucher
Nous les hommes demandons à rêver
Les yeux ouverts et sans arrière-pensées.
Enfin
madame vous continuez ? Ne
vous ai-je pas averti que quand vous espérez mon lit
Vous
ne respectez pas l'adage Que
les garçons de bonne famille Sont
aimables après leur mariage, Je
ne suis pas facile, vous voyez,
Mais
bon... Voulez-vous encore un café ?
Refrain:
Dieu que les femmes sont obsédées
Par le désir de nous toucher
Nous les hommes demandons à rêver
Les yeux ouverts et sans arrière-pensées.
Enfin
madame quoi, vous partez ? (déjà?)
Ai-je
dit quelque-chose de mal Pour
ainsi clôturer le bal ? Voyez
mes vêtements ont glissés Me
voilà nu dans mon salon, Vous
avez eu ce que vous vouliez La
nuit est à nous mais promettez Qu'au
matin vous repartirez, Sans
discours et sans simagrée Après
un grand bol de café...
Refrain:
Dieu que les hommes sont réservés
Trop romantiques pour consommer
Vous les femmes agissez en premier
Et prenez les devants pour mieux voler
Notre innocence et nos virginités
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